[24 pix/s] Universal soldier

1 Jan

24 Pixels par Seconde est une rubrique dans laquelle nous présenterons les « merveilles » du 7e art qui ont connu une adaptation plus ou moins heureuse en jeu vidéo. Ces productions, très souvent réduites à un aspect mercantile, ne sont pas avares en anecdotes vidéo-ludiques. Première salve avec Universal Soldier.

 

La boite de la version Megadrive

Universal Soldier est un film américain sorti en 1992, réalisé par Roland Emmerich, qui trimballe son lot de casseroles (Godzilla, 10000 BC, 2012…), et magistralement interprété par Jean Claude Van Damme et Dolph Lundgren. Outre l’aspect blague Carambar de cette production, un allemand, un belge et un suédois rentrent dans un bar… Ce film a connu deux improbables et incohérentes suites.

Uni-Sol, premier du nom, met en scène Luc Devreux et Andrew Scott, deux soldats américains ayant connu un triste destin durant la guerre du Vietnam. Andrew a pété les plombs et a massacré des civils innocents, Luc, sa conscience lui ayant joué des tours, a donc décidé d’intervenir. Ils se sont entre-tués. Vingt-cinq ans après, ils sont ressuscités et deviennent des Uni-Sol. Unités d’élites, sans sentiments, deux fois plus fortes et deux fois plus résistantes. Mais voilà, qu’Andrew pète à nouveau un plomb!

La joie des balades en forêt

Passons désormais à l’adaptation. Le jeu est sorti sur deux plates-formes, Gameboy et Megadrive. Une version Super Nes était prévue mais ne vit jamais le jour. Nous nous focaliserons ici sur la version Megadrive.

Le jeu nous place évidemment dans la peau de notre philosophe préféré, enfin son alter-ego, Luc dont l’objectif est de dézinguer tout ce qui a le malheur de montrer un pixel sur votre écran. Uni-Sol sur Megadrive est donc un jeu d’action, vu de coté. Nous remarquerons la grande cohérence jusqu’à présent avec le film mais ça s’arrête ici, fini la cohérence, place à l’incohérence.

On se promène donc dans de gigantesques niveaux qui n’ont quasiment aucun rapport avec le film, avec la possibilité d’utiliser trois types de tirs différents en ramassant les bonus nécessaires  : Un tir large et puissant, un tir en éventail et un type de tir qui rebondit. A cela  s’ajoute la possibilité d’utiliser un tir de type « fouet » quand on est immobile. Enfin on peut se mettre en boule, pour poser des mines et passer dans des tunnels en étant invincible (un peu comme Samus de Metroid, l’invincibilité en plus), produire des murs de feu pour nettoyer l’écran et une super attaque dont l’utilité reste encore à déterminer. Il est par contre impossible de se mettre torse nu et de faire un grand écart dans une cuisine, sur une falaise, entre deux tonneaux, sur le sommet d’un building. Dommage.

Le jeu est soutenu par de bons graphismes, une superbe bande son et une maniabilité aux petits oignons. Le bestiaire est très fourni bien que sans rapport avec le film à de rares exceptions. Le jeu est relativement long mais reste plutôt facile à prendre en main. En résumé Uni-Sol est, étonnamment, un bon petit jeu d’action et d’exploration (les niveaux regorgent de bonus et passages secrets), pour une époque ou la plupart des adaptations de films en jeux étaient mauvaises, en particulier si le film était mauvais à l’origine.

Comment ça cet article n’est pas original? Comment il n’apporte rien de nouveau?

Bon d’accord! Vous connaissez l’histoire de Super Mario 2, qui est une adaptation en occident, avec des persos Nintendo, d’un jeu japonais, Doki Doki Panic. Bah pour Uni-Sol c’est la même. Enfin pas exactement, ils n’ont pas pompé DDP, mais Turrican 2. Regardez:

 

 

 

Et oui, Uni-Sol est la copie carbone, en moins bon, de Turrican 2. Certains pensent que les gars de The Code Monkeys ont simplement pris le moteur de Turrican 2 et ont fait celui-ci, mais ils ont seulement rajouté trois niveaux pour se rapprocher du scénario du film (deux niveaux urbains et un dans une forêt), et changé trois sprites (Jean Claude et les boss). Car les deux jeux sont quasi-identiques, mêmes musiques, mêmes armes, mêmes ennemis…il est dés lors plus aisé de comprendre pourquoi il n’y a que très peu de rapport entre le jeu et le film.

Après une petite enquête, il s’avère que ce procédé fut utilisé pour éviter un bide monumental en terme de vente pour Turrican 2. Sentant l’échec commercial arrivé, après celui du premier épisode sur Megadrive, Accolade/Balistic, distributeurs du sus nommé en occident, voient en Universal Soldier un heureux signe du destin. On adapte le jeu pour trois fois rien et Jackpot!

En fin de compte c’est fort dommage, car à ce moment The Code Monkey adaptait déjà Turrican 2 sur la belle de Sega, et sans ces modifications elle aurait été la seule à avoir toute la saga Turrican. Bon cela permis malgré tout à ceux qui n’avait pas d’Amiga de s’approcher d’un Turrican. Petite compensation en somme.

 

 


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