[Ludothèque] Valkyria chronicles

1 Jan

Grâce (ou plutôt à cause) à la politique de développement actuelle, les bons titres exclusifs à une console se comptent sur les doigts d’une main, que ce soit sur 360 ou ps3.

Heureusement la plupart d’entre eux sont de vraies réussites, aujourd’hui je vais vous parler d’un des tous meilleurs tactical qui soit: Valkyria chronicles.

Valkyria chronicles (VC) a été développé par Sega et est sorti sur Ps3 en 2008. Le jeu se passe dans un monde imaginaire, très inspiré de l’Europe des années 30/40. L’histoire à laquelle nous prenons part est celle du jeune Welkin Gunther qui revient un beau jour dans son village natal. Arrivé a destination il est pris à parti par une jeune fille à qui on a confié la garde du village. La demoiselle le prend pour un espion, mais le quiproquo est vite dissipé par l’arrivée de la jeune sœur de notre héros. Les joyeuses retrouvailles sont de courte durée car l’armée de l’empire attaque le village alors que la principauté de Gallia, où se trouve le village, était jusqu’ici, neutre dans la guerre opposant l’empire et l’alliance atlantique. La motivation principale de cette attaque sont les ressources minière de Gallia, mais la petite nation cache aussi un lourd passif qui intéresse l’empire.

Les insultent fusent

L’histoire est assez classique mais propose divers rebondissements qui sauront attiser l’envie de jouer tout au long de l’aventure. Les personnages sont charismatiques et leur psychologie suffisamment développée le long du jeu pour assurer un bon background. Le jeu en lui même est découpé en chapitres, qui sont eux même constitués d’une ou deux batailles et de plusieurs cinématiques. Des sous-chapitres développant un des personnages principaux en particulier sont  à débloquer. Enfin le jeu est soutenu par de superbes musiques et des graphismes à l’avenant, typé manga avec effet de crayonné à l’appui (et la version pal propose les voix anglaises ou japonaises, luxe!).

Intéressons-nous maintenant au cœur du jeu. VC est donc un jeu de stratégie, cependant Sega nous propose ici un mélange entre stratégie en temps réel, jeu de rôle et fps, sacré programme. Histoire de dégrossir tout cela commençons par jeter un œil (mais pas trop loin hein) aux unités. Elles sont divisées en 5 classes d’infanterie + les chars, revue en détail:

Gameplay: Les unités

L’infanterie

– Les éclaireurs (Scout): ce sont ceux qui peuvent couvrir le plus de distance et qui ont la meilleure vision. Ils sont équipés d’une carabine précise mais au chargeur limité, et de quelques grenades. Peu résistant, ils ont en revanche le plus grand rayon d’interception (j’expliquerai par la suite l’utilité de ce rayon).

– Les troupes de choc (Shock troopers): Mieux protégées et mieux armées que les scouts, elles couvrent cependant beaucoup moins de distance.  Elles sont équipées d’une mitrailleuse qui a une portée plus courte et une précision moindre que la carabine des scouts. Le nombre de tirs est bien plus important et à courte portée cette arme est dévastatrice sur l’infanterie adverse.

– Les lanciers (Lancers): L’infanterie anti-tank. Peu mobiles et faibles contre l’infanterie adverse, ils peuvent en revanche encaisser les explosions et sont les seuls a pouvoir venir à bout d’un tank.

– Les snipers: Peu mobiles et peu résistants, les snipers peuvent en revanche faire un massacre sur les unités d’infanterie adverses sans risque de contre attaque.

– Les ingénieurs: faibles et peu puissants les ingénieurs peuvent en revanche désamorcer les mines, réparer les chars, ravitailler les troupes en munitions et réparer les fortifications (les sac de sables par exemple).

Chaque personnage de la milice de Gallia que vous pouvez recruter fait partie d’une de ces classes et dispose de talents propres. Ces talents sont très variés et peuvent jouer contre vous. En effet certains sont allergiques au pollens, d’autres aiment être seuls ou entourés de jolies filles. Ces effets engendrent sur le champ de bataille des bonus ou des malus et doivent donc être pris en compte. De plus il faut gérer les affinités des soldats, chacun a en général 3 amis avec qui il aime combattre, si ils sont placés l’un a coté de l’autre ils se soutiendrons mutuellement.

Sachant que votre escouade ne peut accueillir que 20 membres on comprend l’utilité de bien équilibrer les troupes. Ceci dit on regrettera que ces « talents » n’aient pas toujours (à quelques exceptions) un impact important lors des batailles.

Les tanks

go go go !

Votre escouade compte un tank. ce dernier est une unité primordiale, non contente de posséder une force de frappe importante, le tank sert aussi de bouclier à votre infanterie (ou a celle de votre adversaire). En effet le tank est invulnérable à toute les balles et faibles explosions, seuls les lanciers et les autres tanks sont efficaces. Cette solidité apparente ne rend cependant pas le tank invulnérable, il possède un gros point faible: son radiateur situé à l’arrière, une roquette ou un obus bien placé peut les détruire en un ou deux coups. De plus leurs chenilles ont des points de vie séparés et sont vulnérables aux grenades, si les chenilles sont détruites le tank auras beaucoup de mal à se déplacer.

Votre tank peut être amélioré et modifié a loisir par la suite, vous êtes cependant limités par un nombre de cases limitées. Chaque amélioration prend un certain nombre de cases, à vous d’équilibrer le tank pour l’utilisation que vous voulez en faire.

Tout ce beau monde fonctionne dans un schéma triangulaire classique: Les tanks sont forts contre l’infanterie, l’infanterie contre les lanciers, les lanciers contre les tanks.

Déroulement d’une bataille

Voilà pour ce qui est des troupes, voyons maintenant comment se déroule une bataille:

C'est le moment de réfléchir

Tout commence sur la carte tactique, vous décidez de quelles unités vous avez besoin et de l’endroit ou elles démarrent la bataille, certaines unités (les personnages principaux en réalité) apportent des points de commandement supplémentaires lorsqu’elles sont sur le terrain (il en est de même pour l’ennemi, abattre ces unités peut donc s’avérer très intéressant). Les points de commandement sont utilisés pour effectuer des actions sur le champ de bataille. Utiliser une unité d’infanterie coûte 1 point de commandement, un tank 2 points. Sachant qu’on peut les utiliser pour des actions spéciales (bombardement, soins…) et que vous pouvez garder les points de commandement non dépensés (jusqu’à 20) pour les utiliser à un moment plus propice, il vaut donc mieux éviter de les gâcher.

Une fois votre effectif rempli et placé c’est le moment de passer a l’action. Toujours en vue de haut vous sélectionnez l’unité de votre choix et avec une magnifique transition vous la dirigez en direct sur le terrain en vue de derrière. Chaque unité dispose d’un certain nombre de point d’action (AP) qui correspondent à la distance qu’elle peut parcourir. Vous déplacez donc votre unité comme dans un jeux d’action, mais attention car plusieurs paramètres sont à prendre en compte.

Même pas peur

Les unités adverses ne bougent pas mais si vous entrez dans leur rayon d’interception elles vous tirent dessus (et il en va de même lorsque c’est le tour de l’ordinateur), il faut donc prendre en compte le placement des unités adverses grâce à la carte tactique. En effet vous voyez les unités adverses sur la carte SI l’une de vos unités l’a en champ de vision, lorsque ce n’est plus le cas vous avez droit à un joli point d’interrogation à l’endroit ou l’unité a été aperçu pour la dernière fois.

Les scouts ont donc le plus grand rayon d’interception, le rayon de toutes les autres unités est bien moindre, sachant que les lanciers et les snipers ne peuvent, ni vous tirer dessus quand vous bougez, ni contre attaquer. Les tanks peuvent vous tirer dessus à la mitrailleuse mais pas contre-attaquer.

Lorsque vous décidez d’attaquer, vous passez en vue fps, votre personnage ne bouge plus et vous avez tout le temps pour ajuster votre tir, tout en prenant en compte le fait que si vous ne tuez pas votre adversaire, celui-ci peut contre -attaquer ou esquiver.

Exemple

Action !

A l’aide de votre scout (qui est toujours prêt…) vous contournez un immeuble, vous êtes sous le feu de plusieurs unités ennemis mais la chance est avec vous et vous entrez dans une ruelle, il vous reste une grande partie de vos AP. En avançant prudemment vous repérez au coin d’une intersection un shock trooper ennemi. Par chance il est de dos et ne vous a donc pas repéré, vous sortez donc juste ce qu’il faut pour l’ajuster et le toucher à tout les coups car les attaque furtives (c’est à dire par derrière) ne peuvent pas être esquivée, malheureusement une des balles ne le touche pas, il se retourne mais ne peut pas contre attaquer. Vous quitter alors automatiquement le mode fps, le shock trooper commence à vous tirez dessus mais vous avez largement assez d’AP pour vous repliez. Avant de mettre fin à l’action de cette unité, vous n’oubliez pas de la tourner dans la direction ou doit débarquer le shock trooper, ainsi lors de son tour, lorsqu’il sortira de la ruelle, votre scout aura tout le loisir de l’éliminer avant qu’il n’ait eu le temps de vous tirer dessus.

Cette gestion des ennemis est facilité par des lignes de vision entre vos unités et celles de l’ennemi:

-bleu: l’ennemi est en vue mais ne vous a pas repéré.
-jaune: l’unité vous a vu mais vous êtes hors de porté.
-rouge: vous êtes repéré et à porté de tir.
-vert:  idem sauf que l’ennemi est en train de recharger.

Lorsque l’une de vos unités est abattue (hors le tank de Welkin, auquel cas c’est perdu), VC nous épargne ici le sacro saint (le sacro chiant oui) coup du « tant pis pour ta gueule ton unité est morte gnagnagna tu n’as plus qu’a recharger ta partie et recommencer« . NON dieu merci cela nous sera épargné, donc votre unité gît au sol, mourante. Pas de panique vous avez 3 tours pour aller la toucher avec une autre unité, dans ce cas le médecin de la troupe arrive et l’emmène pour la soigner pendant quelques tours, si vous mettez plus de trois tours ou qu’une unité ennemie touche l’unité mourante, cette dernière est définitivement perdue. Honnêtement il faut vraiment le faire exprès pour ne pas sauver une unité et il y a peu de chance que votre tableau « Mort au combat » à la fin du jeu comporte des noms. Heureusement car il n’y a rien de plus frustrant que de recharger une bataille 2 tours avant parce qu’on n’a pas envie que notre unité favorite meure définitivement.

Donc une fois que vous avez fait ce que vous vouliez c’est au tour de votre adversaire, puis le votre etc.

Je précise ici que VC intègre une gestion très poussée de l’environnement, chaque élément doit être prit en compte, les hautes herbes peuvent servir de cachette, les miradors sont des plate-formes de tir efficaces mais vulnérables pour les snipers, etc…


Les camps

Sur la plupart des cartes vous disposez de 1 ou 2 camps de démarrage, et l’IA possède tout les autres, ces camps représentent des points clés. Les contrôler offre de nombreux avantages (mais ce n’est pas indispensable pour finir une mission) pour vous comme pour l’adversaire.

– Les unités stationnées dans le périmètre du camp ont une meilleure défense, et regagnent plus de santé entre les tours.

– Les munitions sont automatiquement rechargées.

– Vous pouvez retirer des unités du terrain ou en appeler d’autres en renforts.

Sur certaines mission capturer ces camps rapidement est primordial sous peine de crouler sous le nombre d’ennemis.

Les missions consistent en général a prendre le camp ennemi principal ou a tuer un ennemi particulier mais il existe aussi des missions de récupération ou de sabotage. De plus les environnements sont suffisamment variés pour éviter toute lassitude. Mieux, chaque mission est unique et peut réellement être réussie de nombreuses façons différentes.


Après la bataille

Après quelques mission vous intégrez officiellement la milice et vous avez accès à un menu détaillé aux nombreuses possibilités de gestion. Hors le classique effectif voici ce qui mérite d’être noté:

– Le camp d’entrainement: une fois la mission finie vous gagnez de l’expérience et de l’argent, suivant vos performances vous obtenez un bonus d’XP ou d’argent. L’expérience se dépense dans le camp d’entrainement pour augmenter le niveau de vos classes (toutes les unités d’une classe montent en même temps ouf!).

– Le cimetière militaire: deuxième endroit pour dépenser l’XP, un homme âgé bien mystérieux vous apprend de nouveaux « ordres » a utilisé sur le terrain.

– L’usine: Point primordial, c’est la qu’on utilise l’argent gagné pour développer de nouvelles armes ou équipements pour le tank. Les différentes pièces peuvent être améliorés et/ou spécialisés. Une finesse de plus dans le gameplay. En effet au bout de quelques niveaux vous pouvez choisir 3 voies d’amélioration pour vos armes. L’une d’entre elles est la voie équilibrée, les autres varient suivant les armes. Certaines perdent de la puissance contre des chargeurs plus importants, ou gagnent de la précision mais moins de puissance. Encore mieux, vos armes (et celles de l’ennemi qui ne s’en prive pas lui) peuvent avoir des effets spéciaux quand elle font mouche, baisser l’attaque, la défense, l’esquive, etc…

– Le palais royal: A un certain stade la reine vous convoque régulièrement pour vous féliciter de vos exploits et vous offrir des armes ou accessoires inédits (parfois volés a l’ennemi ).

L'attaque combinée en action

Voilà donc ce qui constitue le gros du gameplay de VC. Comme vous le voyez tout cela est très touffu et un peu intimidant au premier abord, mais en réalité le jeu est intelligemment construit pour que les missions ne paraissent jamais rébarbatives.
Qui plus est VC possède quelque chose qui fait souvent défaut au genre, un dynamisme important, vraiment on « sent » les tirs, les impacts, le fait de contrôler les unités étant évidemment un gros plus. Il se passe toujours quelque chose, que ce soit votre tour ou pas.
Enfin, le jeu demande a développer une vraie stratégie et rien n’est jamais joué. Il ne suffit pas d’encercler un personnage et de le rouer de coup à la Disgaea ou de voir une de vos unité indispensable se faire massacrer en une fois parce que vous avez laissé une case de libre à la Fire emblem. Pour moi VC représente donc l’avenir du genre, vous êtes a la fois stratège et soldat. La qualité du soft me fait d’ailleurs bien regretter que sa suite ne soit sortie que sur psp.

Objectivement il n’y a quasiment rien a reprocher à Valkyria chronicles, intéressant, beau, long, il n’évite pas tout les écueils du genre, mais le renouvelle, voire le transfigure, assez pour mériter sa place dans les classiques de la génération actuelle. Les ventes plus qu’honorables et les produits dérivés (manga, animé) ne sont pas pour me détromper d’ailleurs.

 

C'est sur ça donne plus envie que l'oncle sam

Thanks for all, see you next time for more polygons!

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